ultérieur, d'une très grande utilité pour le patronat indus triel et dans une moindre mesure pour les patrons artisans, en même temps qu'elles ralentiront l'évolution des structures d'entreprise et la diminution de la main-d'oeuvre, préservant ainsi partiellement le statu quo et donc les intérêts acquis de chacun. Les raisons profondes de la survivance jusqu'à nos jours de ces idéologie et institutions interprofessionnelles doivent être recherchées, avons-nous remarqué, dans cet ensemble de faits.
Il apparaît donc, à la lumière de ces deux séries synthétisées d'observations, que dans chacun des exemples étudiés :
- institutions et idéologie (ou vice versa) sont nées . sous la poussée d'impératifs d'ordre économique, mercantilisme dans le premier cas, bouleversements techniques (entraînant des transformations structurelles) et récession mondiale dans le second cas,
- que très rapidement, comme tous les développements de ce chapitre ont tenté de le mettre en évidence, il y a eu interactions nombreuses, relations dialectiques entre les trois sphères, juridique et institutionnelle, idéologique et culturelle et celle de la production.
Cela est vrai de chacun des systèmes considérés isolément : ainsi les Gens de Mer, procédant de l'idéologie "Ma-rine", née elle-même du régime de l'Inscription maritime, défendront avec constance au cours des siècles leurs institutions spécifiques -et cela d'autant plus aisément que l'évolution technique et économique du secteur sera lente ; de même, les comités de pêche, la presse, les syndicats,suscités ou