moins long terme devrait se traduire, sous la poussée de transformations économiques particulièrement im-portantes, par la suppression du système interprofes-sionnel qui vient d'être analysé.
A l'issue de ce chapitre, à partir des exemples qui ont été étudiés, un premier bilan provisoire de synthèse peut être esquissé.
En effet, deux séries d'observations ont été formulées :
- tout d'abord il est apparu que le "régime des clas-ses", entraînant statut du marin, avait été institué pour des raisons très précises s'inscrivant dans le cadre d'action d'une politique générale d'essence mercantiliste : pour protéger les navires marchands, support des échanges commerciaux nécessaires à l'enrichissement" souhaité du royaume, il était indispensable "d'armer" en équipages qualifiés une importante flotte de guerre. Or ce régime des classes, dénommé ultérieurement, en 1795, "Inscription maritime", va au cours des siècles, par la ségrégation institutionnelle qu'il matérialisera et symbolisera, isoler collectivement les marins des autres groupes sociaux et d'un mouvement général de la culture, les constituer en "corps" des Gens de Mer doté d'une idéologie très spécifique, celle de la Marine, et entretenir en eux une mentalité - ou mieux un habitus - caractérisée par une attitude générale de dépendance hiérarchique ; en outre, le système ainsi mis en