° "L’Union reconnaît et promeut le rôle des partenaires sociaux" (art.I-48).
° Le "sommet social tripartite" pour la croissance et l’emploi est constitutionnalisé
(art.I-48).
° Possibilité d’instaurer des prescriptions sociales minimales (art III.- 210§2b)
° Clause sociale horizontale (déjà indiquée sous 1) pour toutes les politiques (art.III – 115-117).
6 - reconnaissance des services publics (services d’intérêt économique général : art II – 96 ) et, point capital , création d’une base juridique permettant la mise en place d’une loi européenne spécifique pour ces services . (art.III – 122 )
7 - La zone euro (12 Etats actuellement ) est institutionnalisée et "l’eurogroupe" reconnu en tant que tel
(art.I-15 § 1 al.2 ; art.I-30 §1 ; art.III – 194 à 196).
Ce point est très important car il permet, à la majorité qualifiée des Etats dont la monnaie est l’euro (7), d’élaborer, notamment, des orientations de politique économique face à la Banque Centrale (début de gouvernance économique). En outre, reconnaissance de la zone euro dans les institutions financières internationales (FMI, Banque Mondiale, etc…), art.III-196) (Cf. aussi art.III – 326 où le Conseil peut conclure des accords formels portant sur le taux de change de l’euro).8 - La vie démocratique de l’Union est mieux assurée
°° Un droit d’initiative populaire est créé (art.I – 47 § 4)
"Des citoyens de l’Union - au nombre d’un million au moins - ressortissants d’un nombre significatif d’Etats membres" peuvent inviter la Commission à soumettre une proposition appropriée sur des questions pour lesquelles les citoyens considèrent qu’un acte de l’Union est nécessaire.
Certains ironisent sur ce droit ; ils ont tort. Si, par exemple, plusieurs millions de citoyens, à la demande, par exemple, du PSE (Parti Socialiste Européen), de la CES (Confédération Européenne des Syndicats), d’associations ou de simples citoyens … se mettent en mouvement et demandent de nouvelles clauses sociales dans différents domaines, il sera très difficile, sinon impossible, pour la Commission de se dérober, (d’autant plus que le médiateur (art. I – 49) risque d’inciter la Commission à donner une réponse motivée à cette demande).
°° Une plus grande transparence des institutions est instaurée
principes de subsidiarité et de proportionnalité clarifiés (art.I -11) ; (un rôle important est dévolu aux Parlements nationaux – cf. protocole n° 2.)
répartition des compétences également clarifiée (art.I-12).
fusion des traités en un seul, ce qui en rend la lecture plus facile.
hiérarchisation des normes, simplification et diminution du nombre des procédures.
De même, des "lois" et des "lois cadres" remplacent les " règlements" et "directives"
(Cf. art.I- 33 à 39).
Le Conseil des Ministres siègera désormais en public pour les affaires législatives (art.I -24 §6). Etc… etc