des types de répartition en usage, mais sera assez élevé. Ce chiffre s'accroîtra au cours de l'histoire - comme on le verra plus loin - dans des proportions apparemment plus importantes que le volume des sommes engagées.
De ces annotations trop disparates pour qu'il soit possible d'en tirer des enseignements généraux, tout au plus peut-on se hasarder à formuler une hypothèse explicative d'ensemble : celle de l'existence durant toute la période s'étendant du Xie au XVIIe siècle, non d'un peuple de pêcheurs existant à l'état national (11), mais de communautés locales de populations maritimes s'adonnant à la pêche, et jouissant souvent et suivant les cas, pour des raisons politiques et économiques, de certains privilèges militaires, fiscaux, juridictionnels. En fait, il semble bien que les seigneurs, dès l'époque capétienne et peut-être avant, se soient efforcés de fixer, sur les côtes ravagées par les invasions de toutes sortes - normandes sur les rivages de la Manche et de l'Atlantique, maures en bordure de la Méditerranée - une population stable, dans un but de défense du territoire. Pour atteindre cet objectif, des concessions de leur part étaient nécessaires. Le même processus s'était d'ailleurs développé dès le VIIIe siècle en Espagne, où les incursions perpétuelles de flottes arabes et vikings avaient sans doute été à l'origine lointaine de la création, sous l'impulsion des Wisigoths, des corporations de pêcheurs (12). Plus tard, l'importance économique prise par certaines pêches, dont celle du hareng, peut avoir incité les princes et rois - jusqu'au XVIe siècle tout au moins - à respecter une autonomie toute relative des popula tions côtières. Encore convient-il de ne pas exagérer la portée