quote-part par les pécheurs embarqués alors que l'article 72 du C.T.M. prévoit expressément que l'armateur doit nourrir le marin. quant aux charges sociales, leur montant est ajouté globalement aux frais communs, ce qui revient à en faire supporter à l'équipage une forte proportion. D'autre part, il arrive que certaines taxes, à la charge des entrepreneurs aux termes de la loi (taxes d'apprentissage par exemple) (14), soient inscrites "à la masse", c'est-à-dire en partie payées par tous ; de même, des propriétaires de bateaux de plus de 50 tjb ont usé fréquemment de la possibilité, par un jeu d'écritures, de transférer sur les frais communs les dépenses - dont la charge leur incombait exclusivement - des quatre premiers mois de maladie ou d'accident de leurs matelots par la souscription d'assurances mutuelles dont la prime était inscrite sur la liste commune. Plus subtile est la rente retirée parfois par l'intermédiaire des appareils électroniques de navigation et de télécommunication (radio, sondeur, pilote automatique, radar, Decca, traceur de route etc.) ; ces appareils représentant des dépenses importantes sont généralement loués et le montant de leur location également inclus dans les charges communes ; si par hasard ces équipements ont été achetés par l'armement, le tarif de leur location continue cependant d'être porté le plus souvent sur la liste des frais communs et cela au-delà de la période d'amortissement. De même, les ristournes opérées en fin d'année sur los achats dans les coopératives ou accordées par les marchands de gaz-oil ne sont que rarement signalées aux équipages et deviennent ainsi profit pour l'armement (15); les textes des conventions collectives illustrent également l'état de dépendance dans lequel vivent certains marins-pêcheur