"Très imbus eux-mêmes de l'ancienne notion du marin attaché au service du navire armé, très soucieux de maintenir aussi la vieille institution de l'Inscription Maritime créée, il y a deux siècles et demi, pour servir aux Gens de Mer de tutrice officielle, chargée de faire respecter le contrat maritime en tant qu'il commence et finit avec le rôle d'équipage, les délégués des marins ont reculé devant une réforme appelée à révolutionner complètement les habitudes de leurs camarades et qui, en leur appliquant les principes généraux régissant le contrat de travail ordinaire pratiqué dans les professions à terre, risquait d'être mal comprise et mal acceptée d'eux".
Ce sont donc les professionnels qui, en la matière, firent preuve de conservatisme. En d'autres circonstances, à propos d'autres problèmes, le même phénomène pourra être constaté.
- Seconde remarque. Il arrive que des conventions collectives tempèrent, par des clauses de stabilisation dans l'emploi, cette disposition archaïque de la loi de 1926 du contrat lié à l'embarquement. Mais cela vaut surtout pour la Marine de Commerce. A la Pêche maritime, hauturière en particulier, à l'exception du port de Boulogne-sur-Mer, de telles clauses sont rares pour les subalternes.
D'autres particularités, contenues dans le Code, méritent une mention au passage. Elles relèvent le plus souvent de pratiques ancestrales dont les incidences sociales sont lourdes. Ainsi en est-il des formes d'embauchage, des modes de rémunération, des modalités de licenciement. Dans
LES INSTITUTIONS DE LA PECHE MARITIME - HISTOIRE ET EVOLUTION - p.76