penser leur absence fréquente de compétence technique (28) et presque toujours de pouvoir réel, par un soin souvent excessif apporté au respect dans le détail des règlements. Cette dernière remarque introduit tout naturellement une seconde série d'observations ayant trait cette fois aux incidences de cet ensemble de contrôles quels qu'ils soient - y compris le contrôle externe d'ordre extra-administratif - sur le fonctionnement même des sociétés.
Tout d'abord,ne peut-on conjecturer que ces contrôles, d'un fondement légitime pour quelques-uns d'entre eux, mais sans doute trop nombreux, mal définis dans leur objet, souvent tatillons, ont eu dans le passé et continuent d'avoir aujourd'hui des conséquences psychologiques sur les sociétaires et notamment les membres des conseils d'administration et le personnel dirigeant des Caisses Régionales et coopératives? Il est intéressant,de ce point de vue, de noter que l'on retrouve parfois trace dans les textes internes au Département de la Marine Marchande d'une mauvaise volonté certaine des responsables des sociétés à se soumettre à ces vérifications multiples... quand ils ne mettent pas en place des procédures officieuses pour y échapper 1 Ainsi, en 1929 (29), après avoir constaté que plusieurs coopératives "n'admettent qu'avec la plus grande mauvaise volonté le contrôle des Caisses Régionales et même de l'inspecteur, tant sur leur gestion financière que sur leur gestion administrative et matérielle", le ministre rappelle dans une circulaire que "ces sociétés sont pourtant strictement tenues de se soumettre au contrôle de son administration exercée en fait par l'inspecteur régional aidé du directeur de la Caisse Régionale" ; les exemples de cette