A diverses reprises, en effet, des difficultés se sont élevées, relatives à la détermination exacte du domaine respectif et du champ d'application de ces deux types de contrôle. Ainsi, dans une circulaire du 16 octobre 1933 (25), le ministre, faisant allusion à une observation d'un chef de quartier, pour qui "il paraissait difficile d'exercer sur les sociétés de Crédit Maritime Mutuel un contrôle permanent et efficace en raison, d'une part de l'éloignement du siège de la Caisse Régionale du chef-lieu de son quartier, d'autre part de son manque de technicité en matière de comptabilité", faisait répondre que "le département entend seulement que les chefs de quartier s'assurent par des contrôles fréquents que la comptabilité des sociétés est bien en ordre... Ils peuvent d'ailleurs se faire aider dans cette tache par les agents de l'administration résidant dans la localité... et, lorsqu'ils éprouvent quelques doutes sur la régularité des opérations, ils doivent faire appel à l'inspecteur régional". Dans cette même lettre, le ministre rejetant la proposition selon laquelle "les inspecteurs régionaux devraient veiller eux-mêmes à l'application, par les administrateurs, d'une circulaire précédente", préconisait la collaboration entre administrateurs et inspecteurs . Toutefois, l'ambiguïté ne devait pas disparaître à la suite de ces précisions ministérielles, et, en 1965, pour des raisons analogues à celles de 1933, le directeur des pêches était amené, dans une lettre officielle (26),à définir de nouveau les modalités de liaison entre inspecteurs et administrateurs "dans l'exercice de leur contrôle respectif des sociétés de Crédit Maritime Mutuel". En fait, dans cette question délicate de répartition des rôles, la