huit ans dans la seconde réserve. Ce dernier point devait être souligné puisque c'est en contrepartie de leurs sujétions militaires que les inscrits s'étaient vu à l'origine accorder un certain nombre d'avantages sociaux. "Particularisés" par leur mode de recrutement, leur administration spécifique, leur régime social, les inscrits ne l'étaient plus par leurs obligations.
Ce régime de la loi de 1932 - sous réserve de modifications réglementaires - devait subsister, pour l'essentiel, jusqu'à 1965. La grande majorité des marins français, aujourd'hui en activité, y a donc été assujettie et il n'était pas sans intérêt, pour cette raison, d'en préciser brièvement le contenu.
Depuis, et en application de la loi du 9 juillet 1965, une décision ministérielle a supprimé l'Inscription maritime. Désormais, le nouveau régime militaire des marins, s'il comporte encore quelques particularités, concernant notamment la sélection, la révision et, le maintien dé la levée permanente, n'est plus comparable à l'ancien système, profondément dérogatoire au droit commun. Au contraire, le principe est aujourd'hui posé de l'assujettissement des. "Gens de Mer" à ce droit commun (20) et dans la mesure où ces derniers font presque tous l'objet d'une "affectation collective de défense", on peut même considérer leur situation comme relativement privilégiée du point de vue militaire.