tilles de certains ports, comme celle de Concarneau, mais le grave inconvénient d'engendrer une certaine incohérence. En ef-fet, le but poursuivi par la majorité des intéressés étant d'atteindre non un niveau de développement d'entreprise, voire de développement portuaire, caractérisé par "l'optimum économique", mais de faire échapper avant tout des revenus individuels ou de société au fisc, par le jeu d'amortissements accélérés, on assista pendant des années à une véritable course au lancement de navires de conception technique classique, trop classique. Un tel contexte - anarchique - interdisait tout effort sérieux d'organisation collective de la production, de programmation cohérente des investissements, en fonction des débouchés des marchés, existants ou potentiels.
- sur un plan social enfin, les équipages étant rémunérés "à la part", les conséquences d'une telle situation ne pouvaient qu'être dommageables dans la mesure où la recherche de bénéfices d'exploitation, sans être rejetée, était toutefois plafonnée à l'intérieur de certaines limites puisque liée à l'apparition d'un déficit fiscal. Les effondrements de cours, survenus à partir des années soixante-six et suivantes, et dont devaient beaucoup souffrir les pêcheurs, trouvèrent d'ailleurs leur origine moins dans l'ouverture des frontières que dans cette absence d'organisation collective de la production à laquelle il vient d'être fait allusion.