quières, aux effectifs supérieurs à 600 hommes, d/un rayon d'action parfois voisin de 12.000 milles...
Ces quelques exemples sont significatifs d'une évolu-tion technique rapide et spectaculaire, qui devait entraîner trois grandes conséquences au niveau de l'accroissement de la production mondiale, du dépeuplement des fonds traditionnellement exploités, de l'élévation du coût du tonnage unitaire.
- Tout d'abord, la production mondiale de pêche a en effet considérablement augmenté à partir des années cinquante. Alors qu'elle n'atteignait, en 1955, que 28,9 millions de ton-nes (6) contre 21 millions en 1938, elle s'est accrue depuis lors suivant un taux de croissance élevé, supérieur à 5 % par an. En 1968, cette production était égale à 64 millions de tonnes, ayant doublé de volume en l'espace de dix ans (32,8 millions de tonnes en 1958). Sans être exclusivement due à la mé-canisation de plus en plus poussée des navires, cette augmentation du tonnage mondial des captures lui était cependant largement imputable, les pays à flottilles très industrialisées ayant réalisé les progrès les plus remarquables. Tel était le cas de l'U.R.S.S. et du Japon, dont le total des prises, cette même année 1968, dépassait respectivement 6 millions de tonnes (contre 3.616.500 t. en 1962) et 8.600.000 tonnes (contre 6.886.000 t. en 1962) (7).
- Seconde conséquence du progrès technique : cette augmentation de la production mondiale a entraîné un appauvrissement des fonds de pêche traditionnellement exploités. A diver-ses reprises, au cours de la dernière décennie, les Commissions des Pêcheries du N.E. et du N.O. Atlantique (8) soulignaient le fait, tandis que la F.A.O. mettait en garde les pays produc-