la modification du statut des mandataires aux Halles, la conclusion de contratsn"producteurs- commerçants" etc. ; quant aux revendications d'entreprise proprement dites (augmentation en tout état de cause du salaire des marins, amélioration des conditions de travail,etc.), elles ne furent formulées que beau- coup plus discrètement, et seulement par la Fédération C.F.D.T. lors de la grève de Concarneau, par le syndicat local C.G.T. l'année suivante à Boulogne. Ainsi, et la lecture des différents communiqués reproduits en annexe ne laisse guère de doute à ce sujet, les organisations syndicales,et spécialement leurs fédérations maritimes,se situèrent d'entrée de jeu dans le cadre des rapports sociaux de production existants, concrétisés par la pratique de la rémunération à la part ; dans un tel con texte, il était dès lors naturel que leur stratégie d'action se situât également d'entrée de jeu dans un cadre institution- nel qui procédait aussi,comme on l'a vu, des mêmes représentations idéologiques d'intérêts communs et de défense de ces ln- térêts que cette forme de rémunération : le cadre habituel dm l'interprofession. Et ce n'est sans doute pas simple hasard si, lors de la grève de Concarneau, le bureau du Comité Central des Pêches Maritimes ,à la demande précisément du secrétaire général de la Fédération C.G.T. agissant en accord avec ln 1,14 Bident de l'Union interfédérale des Armateurs..., organise trois réunions (dont la dernière sera présidée par le Secrétaire UA néral de la Marine Marchande) entre producteurs, mareyeurs, grossistes, détaillants et importateurs en vue de rechercher un accord sur la base d'une majoration de quinze pour (Ami dia prix à la production et d'un assainissement du marché ; pilota an plus tard, lors de la grève de Boulogne, ce même bureau, à

LES INSTITUTIONS DE LA PECHE MARITIME - HISTOIRE ET EVOLUTION - p.384