de vente à la production généralement élevé ;

- le second dit "industriel", où le ou les propriétaires et chefs d'entreprise (76) ne naviguent pas à bord et dont les effectifs, rétribués soit à la parte soit au minimum garanti, sont beaucoup plus réduits, du fait en particulier d'une utilisation plus grande du progrès technique (ce qui entraîne une productivité moyenne par homme assez élevée), aux apports importants de "produits de masse", de moindre qualité que dans le cas précédent et d'un prix de vente à la production plus faible mais souvent concurrentiel au plan international.

Quant au financement des principaux instruments de production, les navires de pêche de ces deux secteurs, il s'opérera respectivement et d'une façon générale, dans le premier cas, par le biais d'associations en participation et du Crédit Maritime Mutuel (77), dans le second cas, grâce à des sociétés commerciales de type divers dont les principales ont longtemps été et demeurent en partie aujourd'hui encore dans l'Ouest, la Société de Quirataires et dans le Nord, laS.A.R.L. (78). (Sur ce point on verra dans la seconde partie de cette étude qu'une profonde évolution est aujourd'hui en cours).

Est-il besoin d'ajouter en terminant, que ce qui est vrai de la situation actuelle, l'existence de deux secteurs de production distincts, l'était encore davantage dans le passé, notamment durant l'entre-deux-guerres où le nombre de pêcheurs côtiers, du fait notamment du système de l'Inscription maritime était particulièrement élevé : en 1932, on en comptabilisait 53.000 sur un effectif total de 70.000 pêcheurs dont 13.000 au large (dont plusieurs milliers d' artisans) et 4.000 à la grande

LES INSTITUTIONS DE LA PECHE MARITIME - HISTOIRE ET EVOLUTION - p.357