dans des quartiers où résidaient d'autres marins et parmi eux 21,7 % - soit une minorité non négligeable - déclaraient vivre relativement "groupés".
Au total les trois caractéristiques objectives du groupe des marins-pêcheurs mentionnées antérieurement s'appliquaient donc, au moins partiellement, au groupe des marins du commerce. Mais il y a plus. En effet, de manière générale, il était également clair dans cette enquête de la F.O.R.S. que marins du commerce et de la pêche partageaient un certain nombre d'attitudes et de comportements dans de nombreux domaines. Comme devaient le souligner les auteurs de la recherche (22) les enquêteurs "partis de l'idée d'une "hétérogénéité" et d'une "diversité" des deux groupes constituant le monde maritime (pêche et commerce) avaient découvert au cours de leurs travaux une "unité des représentations et des sentiments", une "grande parenté", une perception souvent identique de leur situation par ces deux catégories. Egalement attachés à leur famille, peu enclins à s'engager dans des activités extérieures, peu intéressés par la politique, déclinant tout engagement syndical actif, déçus par leur métier (23), les marins dans leur ensemble faisaient preuve d'une confiance particulière et privilégiée envers l'Etat : c'est ainsi que 81,4 % des pêcheurs et 80,3 % des marins du commerce considéraient cette instance comme susceptible de pouvoir "faire quelque chose pour améliorer la profession".