commissaire de Marine. Finalement, de 1723 à 1732, il inspectera toutes les côtes de France, à l'exception de celles du Midi : en premier lieu celles de Flandre, Picardie, Normandie, Bretagne, puis en 1727, celles de Guyenne, Aunis, Saintonge, pour terminer en 1728 par celles de Vendée et de Bretagne Sud. L'intérêt de ses observations est donc grand, puisqu'elles s'étendent à une grande partie du littoral français.
Dans le contexte qui vient d'être défini, Le Masson du Parc reçoit pour mission de s'informer des pêches pratiquées et de relever les contraventions aux ordonnances mentionnées plus haute Il accomplira cette tache, nous dit M. Dardel, "pénétré du souci de relever la pêche riveraine et côtière en faisant détruire sans pitié un grand nombre de pêcheries fixes dont les seigneurs, monastères ou particuliers s'attribuaient la possession exclusive, en obligeant les pêcheurs riverains à renoncer à des pratiques abusives comme l'usage du colleret ou des parcs de filets à mailles étroites, en défendant les pêcheurs contre les entreprises de personnes ou de communautés qui usaient de leur influence pour leur extorquer des redevances, en prohibant des pêches en mer périlleuses comme la pêche en plattes en Basse Normandie, en exhortant les matelots et riverains à adopter des pêches que l'ignorance et la routine les empêchent de faire valoir". Cette déclaration ne manque pas d'intérêt puisqu'elle nous fait connaître, outre l'état d'esprit de l'enquêteur, quels seront en fait les deux principaux points d'application de son action : d'une part la mentalité et les moeurs des pêcheurs qu'il serait souhaitable de faire évoluer dans un sens positif ; d'autre part les exactions dont ils sont l'objet.