des décisions tendant à la limitation des armements de grande pêche ainsi qu'au contingentement de la production et des exportations des produits de cette pêche.

Pour n'avoir pas exactement les mêmes objectifs, les deux comités avaient donc en commun :

d'avoir été créés à la demande des professionnels par la Puissance Publique (5), d'être soumis à sa tutelle étroite par le jeu de l'approbation et éventuellement de la substitution, d'édicter des décisions à force obligatoire pour l'ensemble de la profession.

Dans cette voie nouvelle de l'organisation allaient d'autre part se constituer, entre 1936 et 1938, sur l'initiative des professionnels, des comités "libres" du thon, des crustacés, du maquereau, de la sardine et de l'iode. Mais n'étant dotés, à la différence des deux premiers, d'aucune base réglementaire, ils conservaient le caractère de simple entente entre producteurs ; en particulier, aucune force obligatoire n'était attachée à leurs décisions qui pouvaient se trouver mises en échec par la volonté d'un seul professionnel défaillant. Aussi leur succès fut-il inégal.

Prenant acte de cette situation et constatant simultanément le fonctionnement satisfaisant du Comité du Hareng, les Pouvoirs Publics jugèrent opportun de doter la profession d'une organisation plus structurée et plus efficace. Tel fut l'objet du décret-loi du 24 mai 1938 portant "organisation des pêches maritimes"

LES INSTITUTIONS DE LA PECHE MARITIME - HISTOIRE ET EVOLUTION - p.161