seurs) que subalternes, est largement ouverte au personnel appartenant à la Marine Nationale (officiers de marine, officiers mariniers, quartiers-maîtres) et à celui de la Marine Marchande (capitaine au long cours, capitaine de la Marine Marchande, capitaine au cabotage, officiers mécaniciens etc.).
Ces observations font apparaître qu'au niveau des Services Extérieurs et de leur organisation, les liens plusieurs fois centenaires avec la Marine Nationale, même s'ils ont perdu depuis la loi du 9 juillet 1965 beaucoup de leur importance, n'en demeurent pas moins réels. La formule d'un parlementaire du début de ce siècle "il n'y a pas en France deux Marines, celle de l'Etat d'un côté, celle du Commerce de l'autre. Il n'y en a qu'une : la Marine Marchande et la disponibilité, la réserve de la Marine Militaire" (41), n'est sans doute plus d'actualité; elle n'en traduisait pas moins à l'époque un état de fait dont les conséquences se font encore sentir aujourd'hui de façon sensible.
De ce qui précède, il serait erroné de conclure que jusqu'à sa suppression, il y a quelques années, le régime de l'Inscription maritime avait peu évolué depuis son origine. Bien au contraire, c'est sans doute parce qu'il existait dans notre pays une situation particulière des Gens de Mer et de leur Administration de tutelle, que le cours de l'évolution a été infléchi dans un sens très original. Dès le XIXe siècle en effet, sous la pression de l'évolution économique et sociale, il apparut qu'il n'était guère possible de considérer les marins comme de simples réservistes de l'Armée de Mer à qui une pension - d'un montant d'ailleurs modeste - serait
LES INSTITUTIONS DE LA PECHE MARITIME - HISTOIRE ET EVOLUTION - p.69